# RESTO - Dessous le mastic, la rouille...

Au démarrage du projet, je jugeais l'état de la carrosserie du triporteur plutôt satisfaisante. La peinture "bleu-gris" de l'ancien propriétaire était la 3ème couleur du triporteur, d'origine bleu foncé, puis vert kaki. Ce "jus" d'apparence en bon état, m'a réservé plusieurs surprises.

Les véhicules des années 60-70, possèdent une tôlerie de piètre qualité, ayant la faculté de s'oxyder très rapidement. Ce triporteur de 50 ans n'a pas dérogé à la règle et d'épaisses couches de mastic masquaient diverses réparations et soudures des anciens propriétaires. L'épreuve du temps avait fait fissurer les mastics, redémarrant l'oxydation du métal en sous-face, gangrenant la carrosserie. Ainsi, au démontage du triporteur, je découvrais avec désolation l'étendu des dégâts, d'abord sur les planchers, puis sur les bas de portières et enfin sur la benne.

Dans cette restauration, l'idéal aurait été de démonter, sabler la carrosserie, puis d'effectuer un travail de tôlerie en profondeur, avant de repeindre l'ensemble. Mais l'aperçu des zones mastiquées me laissait craindre des lourds travaux de carrosserie à venir.

N'ayant le budget pour effectuer une restauration "qualité concours", j'ai décidé de faire moi même les réparations. Le même traitement qu'une coque de bateau. J'ai d'abord décapé l'ensemble des pièces oxydées jusqu'a laisser apparaître du métal sain. Après la passivation des pièces, j'ai effectué un traitement identique à une coque de bateau. J'ai d'abord appliqué un primaire antirouille époxy bi-composant, puis une finition peinture polyuréthane bi-composant. Cette peinture offre une bonne résistance à l'abrasion et aux agents chimiques, idéal pour mon compartiment moteur!

Dans le cas des pièces les plus endommagées, j'ai découpé les « dentelles » de rouilles et ressoudé des tôles de réparation. Accompagné des inoxiers de l'atelier FRAMACO, nous avons façonné plusieurs pièces de réparation, servant à la fois à combler les trous formés et à rigidifier l'ensemble de la carrosserie. Ainsi, j'ai pu m'essayer à la soudure au TIG après une rapide formation avec l’équipe, pour la soudure des pièces de 10 et 15/10eme. Sur les parties les plus fines où je risquais de traverser le métal en soudant, j'ai laissé la main aux inoxiers, qui ont réalisé un superbe travail.

Encore un grand merci aux inoxiers des Ateliers FRAMACO / FOURNIER GUIGNARD, Fred, Helder et Timour, pour leurs conseils et leur aide tout au long des travaux de préparation du triporteur et un grand merci au groupe BALAS qui rend se projet possible en m'aidant dans la fabrication de la structure couvrante de la benne.

Exemple des dentelles des bas de portières:


La carte interactive
Revoir les vidéos
Posts à venir
Tenez-vous à jour...
Articles récents
Catégories
Mots clés
Pas encore de mots-clés.
Archives